Sunday, July 29, 2012

REUNION DU CONSEIL SUPERIEUR DE LA CHASSE

Djibo Kâ exige une étude d’impact de la chasse sur l’économie nationale

Le Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature, des Bassins de Rétention et des Lacs Artificiels, Djibo Leyti Kâ, s’est dit satisfait de la réunion du Conseil supérieur de la Chasse et de la Protection de la Faune qu’il a présidé hier mardi 17 novembre à Dakar. Il a demandé à l’occasion qu’une étude soit entreprise dans le plus bref délai pour avoir une idée précise de la contribution de la chasse à l’économie sénégalaise.
« J’ai demandé qu’il soit entrepris une étude pour qu’on ait une idée précise avec des données chiffrées la contribution de la chasse à l’économie sénégalaise », a fait Djibo Leyti Kâ, Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature, des Bassins de Rétention et des Lacs Artificiels, qui présidait hier mardi 17 novembre à Dakar le Conseil supérieur de la Chasse. Malgré l’importance de la chasse, sa contribution à l’économie n’est pas encore maîtrisée. « C’est un manque qu’il faut combler le plus rapidement possible », a renchéri Djibo Leyti Kâ qui a aussi fait la recommandation d’intégrer tous les partenaires de la chasse, en l’occurrence les membres de l’association des amodiataires, dans le Conseil de la chasse.

« Il faut que tous les partenaires de la chasse accèdent à ce Conseil de la chasse en tant que membres à part entière, en particulier l’association des amodiataires qui ont 75 campements dans lesquels ils emploient des individus. Ce qui est très important du point de vue social », a souligné Djibo Leyti Kâ. Dans la même perspective, le Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature, des Bassins de Rétention et des Lacs Artificiels en a appelé à la synergie de tous les services du Gouvernement impliqués dans la chasse. « Le tourisme et la chasse sont intrinsèquement liés ainsi que le sport. Nous allons tenir compte de toutes ces activités là pour voir ensemble tout ce que nous pouvons faire de manière synergétique pour que nos services travaillent la main dans la main », a recommandé Djibo Leyti Kâ.

Dans sa présentation du bilan cynégétique de la saison 2008-2009, Colonel Abdoulaye Sy, Chef de la Division Protection de la Faune, a rappelé que ladite saison de chasse a été organisée et mise en œuvre dans le cadre des modalités fixées par l’arrêté n°10412/Mepnbrla/Defccs du 1er décembre 2008. Il a révélé que 106 345 espèces de faune ont été abattues durant la saison 2008-2009. Colonel Abdoulaye Sy a aussi déclaré qu’il y a 186 513 520 FCFA de recettes globales, d’où une augmentation du cumul des recettes d’environ 10,5 % en valeur relative.

Selon le Chef de la division Protection de la Faune, les dénombrements effectués dans certaines zones de chasse ont révélé une forte présence de francolins, tourterelles, pigeons verts, pigeons rôniers, poules de roche, lièvre, phacochères, et autres sur le territoire national. Au total, il y a 2435 chasseurs enregistrés, dont 2094 touristes, 324 résidants et 17 coutumiers.

Saturday, July 14, 2012

EXPLOITATION DES COQUILLAGES SUR LES PLAGES



Quel danger pour l’environnement côtier ?

La tendance à l’ordre du jour pour réduire le poids de la pauvreté à l’heure de la récession financière qui frappe nos économies est l’exploitation des coquillages rejetés par les vagues sur les plages de la presqu’île du Cap-Vert. Ce nouveau mode de survie n’est-il pas un danger pour les côtes de plus en plus emportées par la furie des vagues ? À Thiaroye sur mer, l’activité est bien de mise.

« Nous recueillons ces coquillages rejetés par les vagues sur la côte. C’est une activité qui nous permet de régler nos dépenses et subvenir à nos besoins personnels et familiaux », a signalé Coumba Dione, un panier et un petit étui à la main. Cette quinquagénaire va tous les matins à l’assaut des vagues pour recueillir ces coquillages rejetés sur la terre ferme de la plage par les vagues. Sans se soucier du regard des sportifs qui courent dans tous les sens, elle s’adonne à son nouveau métier avec dignité. Bravant le froid du matin, elle scrute avec vigilance les parties de la plage où il y a plus de coquillages.

À certains endroits, les algues sapent le recueillement de la nouvelle manne financière de ces braves « Goorgoorlou ». Une vague s’élève et se brise sous le regard de cette Sérère de Diakhao se battant honorablement pour survivre à Dakar. « C’est un travail très dur, mais il n’y a pas de sot métier. Le froid n’est pas aisé, mais nous sommes obligés de l’affronter », explique-t-elle.

Pour ce qui concerne cette activité génératrice de revenus, Coumba hésite et finit par avouer : « Nous exploitons et gardons les coquillages là-bas sur la terre ferme où les entrepreneurs maçons viennent le chercher en l’achetant à la bassine à 1500 FCFA. Les charretiers le transportent aussi pour aller le vendre en ville », dit-elle. Près du mur de la Société Africaine de Raffinage à Mbao, des amas de coquillages sont exposés près des rails. Chaque tas attend d’être acheté par un éventuel entrepreneur.

Sur la plage, un peu plus loin, vers l’Est, un homme âgé d’une trentaine d’années se bat tant bien mal lui aussi à retirer le maximum de coquillages des entrailles de la mer. Équipé d’une bassine en zinc, il transporte son butin loin sur la terre ferme. Ousmane Bitèye, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’adonne à cette activité depuis presque plus d’un an. « C’est une activité lucrative même si elle est très dure. Nous y trouvons notre partie non moins sans difficultés. Il faut tamiser le sable, séparer les éléments intrus et indésirables des coquillages. Ce n’est pas facile », souligne-t-il en se frottant le nez d’où coule un liquide blanchâtre, signe de rhume.

Les jeunes sportifs, footballeurs ou lutteurs font leur « jogging », les nouveaux exploitants des coquillages de la plage suivent le littoral. Au loin, en mer Gorée s’impose au regard, avec les bateaux rentrant et sortant du port de Dakar. Le long de la plage de Thiaroye sur mer en allant vers Mbatal et Rufisque, hommes et femmes rentrent et sortent de la mer, avec les pagnes ou les pantalons trempés par l’assaut des vagues qui échouent sur la plage. C’est le temps de ce nouveau mode d’exploitation. Mais avec les assauts répétés des fossoyeurs de la terre sur la plage, cette activité n’est-elle aussi dangereuse pour l’état de la plage ?

Thursday, July 12, 2012

ITALIE

Le Pô touché par une marée noire

Une nappe de pétrole de plusieurs kilomètres a réussi à atteindre le Pô, plus grand fleuve d'Italie, après le sabotage d'une ex-raffinerie le long d'un affluent.
Des soldats patrouillent le long du Pô près de  Calendasco, le 24 février 2010
Des soldats patrouillent le long du Pô près de Calendasco, le 24 février 2010 (AFP Giuseppe Cacace)
Une catastrophe écologique sans précédent menace le Pô, le plus grand fleuve d'Italie, victime mercredi d'un marée noire après un sabotage dans une ex-raffinerie le long d'un de ses affluents au nord de Milan, les vannes du dépôt ayant été ouvertes.
«Nous allons demander l'état de calamité et la mise en place d'un plan pour limiter les dommages à l'environnement et faire face à une situation grave qui met en danger notre région tout entière et nos cours d'eau», a déclaré le responsable pour l'environnement de la Région Lombardie, Davide Boni.
Malgré les barrières mises en place pour tenter de l'endiguer, la nappe de pétrole, longue de plusieurs kilomètres, a réussi à descendre le cours du Lambro depuis Monza (nord-ouest de l'Italie) et à contaminer le Pô près de la ville de Piacenza. Une unité de crise a été mise place à la préfecture de Milan.

Barrages mis en place

Le long du Lambro, des dizaines d'oiseaux morts, notamment des canards englués de pétrole, ont été retrouvés. A Calendasco, un village situé près du confluent, l'odeur âcre du pétrole était perceptible dans l'air, tandis que des militaires et de la protection civile s'activaient sur les rives du Pô.
«Nous allons monter une barrière en travers du fleuve et positionner du matériel absorbant de façon à absorber les hydrocarbures», a expliqué à l'AFP Enzo Buttasava, volontaire de la protection civile. «Nous cherchons l'endroit le plus étroit possible».
«Il devrait y avoir en tout quatre barrages au niveau de la zone de Piacenza», a précisé un représentant des autorités locales, Alfio Rabeschi. «C'est une sacrée catastrophe», a-t-il déploré, «ici, il y a beaucoup de courant, la nappe est diluée mais le pétrole pourrait s'accumuler dans les méandres du fleuve».

Au moins 1000 m3

Outre les barrières, des équipes de pompiers, de la protection civile et de l'Agence régionale lombarde pour la protection de l'environnement (ARPA) ont été déployées avec des engins pour tenter d'absorber les tonnes de pétrole.
«La quantité de pétrole déversée s'élève à au moins 1.000 m3, mais elle est probablement beaucoup plus importante», a expliqué à l'AFP une porte-parole de l'ARPA, Monia Maccarini. La protection civile de la région d'Emilie-Romagne, la première en aval de la nappe de pétrole, a estimé que l'état d'alerte pour les municipalités de la vallée du Pô allait durer cinq jours.
En outre, par mesure de précaution, le préfet de Lombardie a «invité les maires à appeler la population à éviter d'utiliser l'eau courante», a précisé son chef de cabinet, Roberta De Francesco.

Acte de malveillance

Legambiente, la principale association italienne de défense de l'environnement, a qualifié cette catastrophe de «désastre écologique sans précédent pour l'écosystème du Lambro, qui en payera les conséquences pendant longtemps».
C'est un acte de malveillance qui est à l'origine de cette catastrophe: à 04h00 du matin mardi, les vannes du dépôt de l'ex-raffinerie Lombardi Petroli à Villasanta, près de Monza, ont été ouvertes par quelqu'un qui connaissait visiblement les lieux.
«Il faut identifier les coupables et se conduire de façon inflexible en punissant durement ceux qui ont causé ce désastre», s'est indigné le président de la région Lombardie, Roberto Formigoni.
Le bassin du Lambro est déjà l'une des régions les plus polluées d'Italie, tandis que la vallée du Pô, le plus important fleuve du pays tant par sa longueur (652 km) que par son débit maximum (10.300 m³/s), abrite le plus grand bassin industriel de la péninsule.

Tuesday, June 19, 2012

LUTTE CONTRE LA PAUVRETE EN MILIEU RURAL



Le PROGERT mise sur l’approche « Genre »

La maîtrise du genre est une nécessité dans la lutte contre la pauvreté. C’est la stratégie du Projet de gestion et de restauration des terres dégradées du bassin arachidier (Progert) qui a mis en place un cercle de qualité « Genre » et un comité restreint chargé de finaliser un plan d’action adopté lors d’un atelier tenu le mercredi 15 avril dernier à Dakar.

« Faire le plaidoyer, sensibiliser sur le genre, évaluer la mise en œuvre du genre dans les projets et programmes, échanger et coordonner les activités des cercles dans les régions, et renforcer les capacités des membres ». Ce sont les objectifs assignés au comité restreint mis en place mercredi 15 avril dernier à Dakar lors d’un séminaire organisé par le Projet de gestion et de restauration des terres dégradées du bassin arachidier (Progert).

« Pour lutter contre la féminisation de la pauvreté au niveau des régions, il y a une nécessité d’entreprendre des actions pour surtout lutter contre l’émigration clandestine et espérer avoir des résultats pour le développement local », a expliqué Ibra Sounkarou Ndiaye, coordonateur du Progert. « Nous sommes convaincus que pour gagner la bataille du développement, il est nécessaire de mobiliser toutes les catégories de la population (hommes, femmes et jeunes) sur un même pied d’égalité », a-t-il précisé. Et de fournir plus d’éclaircissements sur l’approche genre du Progert.

« Aujourd’hui, dit-il, avec la dégradation des terres, socle des activités productives en milieu rural, la marginalisation de ces couches vulnérables en fait les premières victimes de la paupérisation », a souligné le coordonnateur du Progert. A travers son approche genre, le Progert cherche à assurer « la prise en charge des besoins des groupes vulnérables en matière d’accès et de contrôle des ressources naturelles ».

Pour mieux réussir cette entreprise, un cercle de qualité genre est mis en place au niveau national à la suite d’une série de concertations nationales. « Au niveau de chaque région, il y a eu des concertations des acteurs pour une meilleure prise en charge des questions de genre dans le but d’atteindre les objectifs du projet », a déclaré Ibra Sounkarou Ndiaye. Mme Gogo Ndiaye Macina, conseillère technique au ministère de l’Environnement, ne dira pas le contraire. Selon elle, le Progert a une « approche paysage », pour dire « qu’il prend en compte toutes les activités du terroir et les acteurs ». « Le projet ne laisse personne en rade », a-t-elle expliqué.

Le progert découle du PAN/LCD qui est le principal outil de mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification adoptée en juin 1994 et ratifiée par le Sénégal.

Saturday, June 16, 2012

EXTENSION DE LA STATION D’EPURATION DE CAMBERENE



Un ouvrage pour améliorer le cadre de vie des populations

L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a procédé hier mercredi 11 février 2009 à 10 h à l’inauguration de l’extension de la station d’épuration de Cambérène financée par la Banque Africaine de Développement à hauteur de 6 milliards FCFA et réalisée par Stereau, filière d’ingénierie du groupe français Staur. Cet ouvrage destiné à améliorer le cadre de vie des populations de Dakar a doublé la capacité de traitement des eaux usées et s’est inscrit dans une démarche environnementale durable.

C’est avec une note de satisfaction que Amadou La mine Dieng, Directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a procédé hier mercredi 11 février 2009 à 10 h à l’inauguration de l’extension de la station d’épuration de Cambérène, en présence du Ministre d’Etat, Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Hydraulique urbaine, de l’Hygiène publique et de l’Assainissement, Oumar Sarr, du Représentant résident régional de la Banque Africaine de Développement (Bad), Mohamed H’Midouche, et du Président Exécutif de Saur, Joël Seche. « L’extension de la station d’épuration de Cambérène qui a coûté environ 6 milliards FCFA à la BAD et à l’Etat du Sénégal a consisté en la réalisation d’une deuxième file de traitement qui a permis de doubler la capacité de traitement qui est passée de 9 000 m3 environ à 17 000 m3 par jour », a souligné Amadou Lamine Dieng. « Cette extension nous a doté d’un outil de supervision informatisé très performant qui nous permet désormais de disposer d’une bonne politique de maintenance préventive capable d’exploiter toutes les courbes de fonctionnement », a-t-il précisé.

C’est sans doute pour cette raison qu’il a préalablement fait état de sa satisfaction et remercié ses partenaires pour tous les efforts qu’ils ont déployés pour accompagner son institution dans ce projet d’agrandissement et de modernisation. Dans son intervention, le ministre d’Etat Oumar Sarr a réitéré l’importance de la mission dévolue à l’Onas dans la couverture en ouvrages d’assainissement dans les zones urbaines et périurbaines et la haute priorité que le Gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, accorde à ce sous secteur dont il « entend trouver des solutions urgentes, adéquates et pérennes aux nombreuses difficultés qu’il rencontre ».Cet engagement de l’Etat, a noté Oumar Sarr, « vient de se matérialiser par la signature du Contrat de performances dans lequel l’Etat s’engage à donner à l’Onas les moyens nécessaires devant lui permettre d’assurer une bonne exploitation des réseaux et ouvrages d’assainissement ».


Des investissements pour le bien-être social

Les investissements appliqués aux différents projets en cours et ceux en préparation dans le court terme sont tous destinés à l’amélioration des cadres de vie et de santé des populations du Sénégal, dans une perspective du Gouvernement d’atteindre d’ici à 2015 les objectifs du millénaire pour le développement. Le représentant résident régional de la BAD, Mohamed H’Midouche, a largement fait le point sur le rapport du portefeuille global des projets nationaux de la banque en cours, en matière d’infrastructures. Ce portefeuille « compte seize opérations actives pour un montant d’engagements nets de 250 millions d’euros, soit 164 milliards FCFA, avec un taux de décaissement d’environ 40 % », a-t-il souligné. « Les projets du secteur de l’eau et de l’assainissement représentent 45 millions d’euros et connaissent une exécution satisfaisante. Le Pepam avec un taux de décaissement de 65,6 % au 31 janvier 2009 et le projet Assainissement Ville de Dakar (financé à 14,3 millions d’euros) qui vient de s’achever et dont une des composantes est l’extension de la station de traitement de Cambérène d’un coût de 5,680 milliards FCFA, avec la construction de six stations de pompage, la réhabilitation de trois stations de pompage ainsi que la pose de 12 km de réseaux dans toutes les unités des Parcelles Assainies pour un goût global de 2,3 milliards FCFA », a-t-il souligné.

Dans la même perspective, Mohamed H’Midouche a noté le souci pour son institution de « satisfaire les besoins en assainissement d’autres villes du Sénégal ». C’est ainsi qu’à travers son programme Facilité Africaine de l’Eau, « la Bad a approuvé un don d’un montant de 935 000 euros, soit 613,5 millions FCFA en faveur de l’Onas pour le financement de l’étude du plan directeur d’assainissement de Ziguinchor qui devra aboutir à un important programme d’investissements prioritaires », a-t-il révélé. Avant de poursuivre que « l’allocation de la Bad pour le Sénégal de 2008 à 2010 est passée de 97 à 192 millions d’euros dont 72 miilions d’euros représentant 36 % de l’allocation pays destinés au secteur de l’eau et de l’assainissement du fait des excellentes performances réalisées par les deux agences d’exécution ». Le représentant résident régional de la Bad n’a pas raté l’occasion de révéler que « la banque envisage de financer le deuxième sous-programme Bad-Pepam pour un montant de 36 millions d’euros, soit près de 23,6 milliards FCFA, et pourrait aussi intervenir dans le financement de la deuxième phase du projet assainissement Ville de Dakar pour un montant de 36,72 millions d’euros soit 24 milliards FCFA en vue de l’opération de pasage de la capacité de la station de traitement des eaux usées de Cambérène de 18 000 m3 à 40 000 m3 par jour (opération estimée à 8 milliards FCFA) et le renouvellement du réseau de Dakar sur 300 km estimé à un coût de 15 milliards FCFA ».

L’environnement en pointe
La dimension environnementale du projet ne peut pas passer inaperçue. Joël Seche, Président Exécutif du Groupe Saur dont la filiale d’ingénierie Stereau a réalisé les travaux d’extension de la station d’épuration de Cambérène, en déplacement a Dakar, a relevé cette dimension du projet qui devra contribuer à préserver les ressources naturelles en eau et lutter contre la raréfaction hydrique entre autres. Conçu pour répondre à une nécessité pour la capitale sénégalaise de se montrer exemplaire dans la préservation du patrimoine environnemental, la station de Cambérène dispose désormais d’une capacité de production d’eau brute de 5 300 m3 par jour. Ce qui permet d’irriguer les productions horticoles, le golf de la technopole et de fournir en eau les entreprises du BTP. Les boues issues du traitement sont valorisées, séchées, recyclées et revendues en compost à des associations agricoles locales. Dans une autre mesure, la filière de traitement des boues par digestion permet de produire du biogaz (méthane) qui alimente un groupe électrogène qui procure à la station de l’électricité à 30 %. Ce qui favorise l’économie d’énergies fossiles.

Wednesday, May 23, 2012

ACCES AUX MARCHES EXTERIEURS DES PRODUITS HALIEUTIQUES OUEST AFRICAINS

L’Afrique se cherche face aux exigences internationales

Dakar a abrité le mercredi 14 octobre dernier un atelier sur les règlementations majeures conditionnant l’accès aux marchés extérieurs des produits halieutiques ouest-africains. Conduit sous l’égide de l’Association Ouest africaine pour le Développement de la Pêche Artisanale (Adepa) en collaboration avec ses partenaires, il a pour objectif de présenter et discuter des nouvelles mesures imposées par le Nord sur l’exploitation et l’exportation des ressources halieutiques provenant ouest-africaines.


L’Afrique de l’Ouest est en conclave à Dakar pour présenter et discuter les nouvelles mesures et leur incidence sur l’exploitation et l’exportation des ressources halieutiques ouest-africaines. En effet, les accords de partenariat dans le domaine de la pêche (App), le nouveau règlement de pêche de l’Union européenne, les barrières non tarifaires, l’écolabélisation et la certification sont autant de mesure qui poussent les acteurs de la pêche artisanale ouest-africaine à se concerter pour adopter une position commune face à cette nouvelle donne.


C’est la raison de cet atelier officiellement lancé hier à Dakar sous l’égide de l’Association Ouest africaine pour le Développement de la Pêche artisanale (Adepa) en collaboration avec ses partenaires substantielles que sont le Wwf Wamer, le Csrp, l’Iucn (Union mondiale pour la conservation de la nature) entre autres. Lucien Dehy, Président de l’Adepa, s’exprimant à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de l’atelier a relevé la nécessité « d’informer et de former les acteurs de la pêche artisanale ouest-africaine, mais aussi de plaider en leur faveur ».

Plus loin, Lucien Dehy estime que « des mesures d’ordre juridique, économique et commercial doivent être prises au niveau sous-régional » compte tenu, selon lui, du « contexte économique international de plus en plus difficile». Toujours selon lui, cette initiative est destinée à « soutenir et à dynamiser l’accès aux marchés extérieurs des produits halieutiques ouest africains », tout en prenant en compte les « normes et méthodes de certification, la définition du rôle des différents professionnels et des Ong intervenant dans l’exportation des produits de pêche ».


Dans le même ordre d’idées, le Président de l’Adepa, a noté qu’en ces temps où « les barrières non tarifaires bloquent l’exportation des produits de la pêche artisanale, il est important de s’armer pour y faire face ». Pour sa part, le représentant du Wwf Wamer a proposé la prise en charge des recommandations qui vont ressortir de cet atelier. Il a relevé la nécessité pour les états africains de se mettre à jour dans les règlementations en vigueur en s’inscrivant dans une dynamique de respect des normes internationales de qualité pour les produits halieutiques issus de nos pays.

Racine Kane, Chef de mission de l’Iucn a mis l’accent sur l’importance de la préservation de la ressource halieutique d’où la nécessité d’une pêche responsable et mieux organisée. Quand au secrétaire général de la Commission sous-régionale des pêches, il a soulevé un certain nombre de questions ayant trait au « conditionnement des produits, aux mesures d’hygiène, au rôle des Etats et leurs positions communes à adopter dans les négociations pour l’accès aux marchés extérieurs ».

L’atelier a pris fin le vendredi 16 octobre à Dakar avec des recommandations qui permettront d’harmoniser les positions de l’Afrique aux négociations sur les accords de partenariat dans le domaine de la pêche.

Thursday, March 22, 2012

SAUVEGARDE DES AIRES MARINES PROTEGEES


La formation pour assurer le développement durable des ressources

Le projet « Méthodologies pour la gestion des Aires Marines Protégées (Amp) au Sénégal : gouvernance des pêcheries et du développement local durable » est lancé hier mercredi 23 septembre à la salle de visioconférence de l’Ucad 2. Il s’agira d’assurer une formation en gestion intégrée des ressources du littoral pour ceux qui s’activent dans la préservation des aires marines protégées.

« Donner des bases scientifiques à la gestion des aires marines protégées au Sénégal ». C’est l’objectif assigné au projet intitulé « Méthodologies pour la gestion des Aires Marines Protégées (Amp) au Sénégal : gouvernance des pêcheries et du développement local durable » et financé par la Commission Universitaire au Développement (Cud) dans le cadre du Programme Interuniversitaire Ciblé (Pic). Ce projet lancé hier mercredi 23 septembre 2009 à la salle de visioconférence de l’Ucad 2 regroupe dans le cadre d’un partenariat l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, l’Université de Liège (Ulg, Belgique) et les Facultés Universitaires Catholiques de Mons (Fucam, Belgique).


Le Wwf Wamer (Western African Marine Ecoregion) et la Chaire Unesco/Ucad Master Gidel (Gestion Intégrée et Développement Durable du Littoral Ouest Africain) ont la charge de mettre en œuvre les programmes de recherche et de formation. Ce projet de recherche-action compte, par une approche participative, à rassembler tous les partenaires et parties prenantes en vue de développer des bases de données et des outils méthodologiques appropriés pour un réseau des aires marines protégées (Amp) performant au Sénégal.

Dr Pape Samba Diouf, Représentant du Wwf Wamer en Afrique de l’Ouest, se prononçant à l’occasion de cette cérémonie de lancement, a révélé que « ce projet vient à son heure », dans la mesure où, de son point de vue, « il y a un certain nombre de problèmes liés à la capacité de gestion des aires marines protégées par les populations locales et au déficit des connaissances de l’importance de ces aires marines protégées ». Pape Samba Diouf a souligné que « ce projet va permettre d’engendrer des bénéfices pour les populations ». Claude Sène ne dira pas le contraire en procédant à la présentation du projet. Il a souligné que le projet rentre dans le cadre de la lutte contre le déficit budgétaire et à la lutte contre la pauvreté.


Ce que le Recteur de l’Ucad, Abdou Salam Sall, a préféré formuler autrement en parlant d’une perspective de « création de richesses » par un « savoir-faire destiné à aider les populations à se réaliser financièrement». Le représentant de l’Agence universitaire de la Francophonie a ainsi fait état du rôle de son institution à « accompagner ce genre d’initiatives en mettant à la disposition des chercheurs des bourses doctorales pour mutualiser les connaissances dans ce domaine ».

Pour sa part, Pr Marc Mormon, de l’Université de Liège en Belgique, a noté que « ce projet permettra d’écouter les acteurs de terrain sur ce qui se passe dans les aires marines protégées, de contribuer à l’invention d’un mode de gestion intégrée ». Bref, il a déclaré que l’objectif central de « ce projet consiste à inventer des méthodologies sur la surveillance et le développement des aires marines protégées ». Le représentant du ministère des transports maritimes, des pêches et de l’économie maritime, s’est réjoui de cette initiative en déclarant qu’il y a un certain nombre de systèmes d’aménagement qui sont mis en œuvre pour optimiser « la sauvegarde des ressources halieutiques qui connaissent depuis plusieurs années des problèmes très graves ».

Il faut noter que 5 aires marines protégées ont été créées en 2004 au Sénégal par un décret présidentiel: Saint-Louis, Kayar, Joal-Fadiouth, Abéné et Bamboung.